POUR LES CONSEILLERS
TENDANCES DE LA CROISSANCE DES MÉDICAMENTS

Médicaments novateurs Canada comprend l’importance pour les courtiers, les assureurs et les consultants en avantages sociaux d’offrir des avantages de grande valeur aux employeurs et aux employés par le biais de solutions novatrices. Nous croyons que la population active canadienne est mieux desservie par un marché privé offrant un accès en temps opportun et de qualité à des médicaments et vaccins novateurs. Les avantages des médicaments sont systématiquement classés en haut de la liste des avantages offerts. C’est l’un des coûts des nombreux régimes de soins de santé offerts aux employés qui assurent une solide couverture dentaire et paramédicale. L’importance de cet avantage lié aux médicaments reflète les pratiques et les tendances en matière de santé au Canada, comme le vieillissement de la population, les multiples maladies chroniques et la valeur des nouveaux traitements médicaux améliorés.

Tous les intervenants reconnaissent la pression qu’exercent les coûts pour les promoteurs de régime, y compris l’augmentation annuelle du nombre de réclamations et de réclamants, ce qui entraîne une augmentation de l’utilisation et des coûts globaux du régime. Nous pensons qu’avoir une compréhension approfondie du marché et de ce qui pèse sur les coûts des régimes d’avantages sociaux est essentiel pour garantir des régimes d’avantages-santé viables. De plus, une approche multipartite pour élaborer des solutions innovantes est essentielle pour continuer à offrir un accès en temps opportun aux médicaments novateurs et assurer la viabilité à long terme des régimes privés.

► COÛTS DES SOINS DE SANTÉ ET COÛTS DES MÉDICAMENTS

► CROISSANCE DU MARCHÉ PHARMACEUTIQUE CANADIEN

► RÉSUMÉ DES GÉNÉRATEURS DE COÛTS ET DES EFFETS, 2012-2016 :

► COÛT DES RÉGIMES D’ASSURANCE-MÉDICAMENTS

► FRAIS DE MISE EN COMMUN DES RÉGIMES DE SANTÉ PRIVÉS

► PRIX DES MÉDICAMENTS POUR LES RÉGIMES PRIVÉS D’ASSURANCE-MÉDICAMENTS

COÛTS DES SOINS DE SANTÉ ET COÛTS DES MÉDICAMENTS

Le Canada est unique en ce sens qu’il est l’un des rares pays industrialisés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à détenir une part importante du marché de l’assurance privée dans les dépenses pharmaceutiques.

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Le Canada représente une petite part du marché pharmaceutique mondial et son rang a décliné au cours des 15 dernières années. À l’heure actuelle, le Canada représente moins de 2 % du marché pharmaceutique mondial et se classe au dixième rang des marchés mondiaux.

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Les dépenses en médicaments prescrits ont suivi le rythme des dépenses totales en soins de santé (~ 15 %). Au Canada, depuis 2005, la part des ventes de médicaments brevetés est passée de 7,8 % à 6,7 % du total des dépenses en médicaments.

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Les autres composantes des dépenses en médicaments (médicaments non brevetés et frais d’exécution d’ordonnance, etc.) combinées représentent plus que les ventes de médicaments brevetés et ont augmenté plus rapidement au cours des dix dernières années que la croissance des ventes de médicaments brevetés.

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Il peut y avoir une variabilité dans le montant des frais d’exécution d’ordonnance et des marges bénéficiaires pour chaque pharmacie, et même au sein de chaque pharmacie, ceux-ci varient souvent considérablement entre les types de payeurs : aucune couverture de remboursement, ou un régime offert par le gouvernement (public), ou un régime d’avantages sociaux offert par l’employeur (privé). En règle générale, les personnes qui paient de leur poche et qui bénéficient de régimes financés par l’employeur paient des frais d’ordonnance et des marges bénéficiaires plus élevés. Selon la province, cela varie généralement entre 12 et 16 $ en frais d’exécution d’ordonnance par ordonnance et entre 10 et 15 % en marges bénéficiaires.

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Les coûts des médicaments sont pris en charge par plusieurs payeurs différents selon le type de médicament et le type de couverture d’assurance au Canada. Le marché privé des médicaments dépense environ 33 % du marché des médicaments d’ordonnance au Canada, tandis que le secteur public dépense 47 % du marché des médicaments (y compris les hôpitaux).

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Même si les régimes privés dépensent un peu moins en médicaments que les régimes publics, les médicaments représentent une part plus importante des dépenses privées totales de santé (près du tiers), car ils dépensent beaucoup moins en services de santé que le secteur public. Les régimes privés couvrent également des services de santé différents de ceux du secteur public et, même dans le cas des médicaments, couvrent une population différente (en âge de travailler avec personnes à charge) avec des besoins différents de ceux des bénéficiaires des régimes publics. C’est là l’un des principaux moyens par lesquels l’assurance maladie privée complète le secteur public pour répondre aux besoins de la population active du Canada.

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CROISSANCE DU MARCHÉ PHARMACEUTIQUE CANADIEN

La croissance des coûts pharmaceutiques est cyclique :

  • Nous sommes présentement dans une période de croissance plus lente en 2016-2017 sur l’ensemble du marché. L’année 2016 a été marquée par une réduction de la croissance par rapport à 2014-2015, principalement en raison de la baisse de la croissance des ventes de Hep C.
  • Sur près de trois décennies, seules cinq années ont connu une croissance inférieure à celle de 2016.
  • Historiquement, nous avons connu des périodes de croissance beaucoup plus rapides de la fin des années 1980 au début des années 1990 et au début des années 2000. Entre 2012 et 2016, le marché privé a enregistré une croissance du TCAC de 4,7 %.
  • L’innovation est ce qui a mené les périodes de croissance accrue, par exemple avec le Lipitor dans les années 1990 et Hep C en 2014-2015.

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On prévoit que le marché des ventes totales au Canada augmentera de 4,1 % à 4,4 % par année entre 2018 et 2021.

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Les prévisions pharmaceutiques mondiales devraient augmenter de 3 à 6 % par année en moyenne.

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Prévisions pour le marché privé

Le marché privé des médicaments devrait connaître une croissance annuelle moyenne composée de 4,9 % entre 2017 et 2019, ce qui correspond à la croissance de l’ensemble du marché canadien et du marché pharmaceutique mondial. Il s’agit d’un chiffre conservateur qui ne prend pas en compte les ententes d’inscription sur la liste des produits remboursés conclus entre les fabricants et les assureurs, les changements futurs à la politique d’établissement des prix des médicaments ou les tendances de conception pouvant survenir.

L’objectif des prévisions annuelles pour le marché privé est d’offrir une vision globale du marché privé au chapitre des tendances de croissance, ce qui permettra de mieux prévoir la croissance du coût des médicaments. Cet outil peut fournir des conseils importants aux assureurs, aux courtiers et aux promoteurs de régimes en comparaison avec les coûts et les tendances de leurs propres régimes.

Le TCAC de trois ans prévu pour 2017-2019 était de 4,9 %, variant de 3,0 à 6,3 % dans un scénario de croissance faible ou forte. L’essentiel de la croissance proviendra de l’utilisation accrue de médicaments à faible coût, et l’impact des nouveaux médicaments entrants introduits au cours des cinq dernières années continuera de croître. Les futurs entrants génériques devraient compenser l’impact des nouveaux médicaments entrants en 2017-2019.

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Analyse des coûts des régimes privés d’assurance-médicaments, 2012-2016

Entre 2012 et 2016, le coût des médicaments des régimes privés d’assurance-médicaments privés a augmenté en moyenne de 4,7 % par année.

Cette croissance résulte principalement de la croissance du nombre de réclamants (2,1 % par année), suivie de celle du nombre de réclamations par réclamant (1,4 %) et enfin de celle du coût par réclamation (1,2 %).

Au cours de cette période de recherche, 75 % de la croissance des coûts des régimes d’assurance-médicaments est tirée par la croissance de l’utilisation. En 2016, le coût moyen par réclamant dans les régimes privés d’assurance-médicaments était de 596 $, soit une croissance de 2,6 % (en raison de la croissance du nombre de réclamations par réclamant et du coût par réclamation).

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RÉSUMÉ DES GÉNÉRATEURS DE COÛTS ET DES EFFETS, 2012-2016 :

Le rapport indique que 75 % de la croissance totale était attribuable à des facteurs d’utilisation accrue : 4,7 % de la croissance totale était attribuable à une croissance de 2,1 % du nombre de réclamants et à 1,4 % du nombre de réclamations par réclamant.

  • Les groupes d’âge des 25-54 ans et des 55-64 ans ont été les principaux contributeurs à la croissance observée.
  • Les médicaments à coût élevé (tous les médicaments > 10 000 $) ont augmenté de 14,2 % et leur part dans le coût total des médicaments sur le marché privé est passée de 18 à 25 % (figure 16). Les médicaments moins coûteux représentent toujours 25 % de l’ensemble du marché en 2016.

Les classes thérapeutiques ayant le plus contribué sont :

  • Le diabète et les maladies auto-immunes (modificateurs de maladies biologiques, les autres domaines thérapeutiques, les antidiabétiques et les agents immunomodulateurs/immunosuppresseurs).

Les régimes d’avantages sociaux des employés devraient envisager d’investir dans des programmes de bien-être et de prévention encourageant les bonnes habitudes en matière de nutrition, de sommeil, d’exercice et de stress en milieu de travail afin d’empêcher la prochaine vague de « baby-boomers » (les personnes entrant dans le groupe d’âge des 55 à 64 ans dont le coût par réclamant est le plus élevé) d’ajouter aux coûts des budgets des régimes d’assurance-médicaments.

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COÛT DES RÉGIMES D’ASSURANCE-MÉDICAMENTS

Lorsque les promoteurs de régime pensent aux « coûts des médicaments », ils pensent plutôt aux coûts de leur régime – c’est à dire, les primes qu’ils paient pour une couverture en santé étendue, qui comprend la couverture de médicaments.

Les primes des promoteurs de régime sont directement affectées par les caractéristiques uniques de leur régime et de la composition de la population. En plus de l’utilisation de médicaments dans leur régime (expérience des réclamations), le calcul des primes comprend les coûts suivants : les frais administratifs de l’assureur, les commissions du conseiller en avantages sociaux et le facteur de tendance – c’est à dire, une prévision actuarielle sur ce que pourraient être les réclamations dans le futur. Bien que la plupart d’entre elles soient motivées par des considérations liées à l’expérience en matière de réclamations, elles devraient être considérées comme un facteur de coût supplémentaire par rapport aux coûts des réclamations de médicaments.

Dans le cas des régimes privés, il ne suffit pas de tenir compte simplement du prix et du coût des médicaments et de l’expérience des réclamations, car ils ne comprennent pas les facteurs permettant d’évaluer le risque possible d’une réclamation d’un médicament quelconque pour un promoteur de régime privé. Il n’existe aucune documentation dans le domaine public démontrant l’évolution des primes pour couverture de santé au cours des années.

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FRAIS DE MISE EN COMMUN DES RÉGIMES DE SANTÉ PRIVÉS

 

En plus des primes, certains régimes paient pour la mise en commun des frais de gestion, calculés différemment et facturés séparément.

Dans le cadre des régimes d’assurance collective d’un assureur, la protection de la mise en commun est offerte lorsque les réclamations d’un certificat individuel (employé et membres de sa famille) dépassent un certain seuil. Lorsque ce seuil (p. ex. 10 000 $) est atteint, les coûts des réclamations supérieures à ce montant sont supprimés de l’expérience des réclamations du régime utilisé pour calculer les primes futures et transférées à la mise en commun de la compagnie d’assurance. Le coût des réclamations au-delà de ce seuil est partagé entre tous les régimes dans la mise en commun, qui, en retour, verse à leur assureur des « frais de mise en commun » supplémentaires pour cette protection additionnelle.

Bien que la mise en commun des médicaments offre une protection supplémentaire contre l’incidence des médicaments à coût élevé, les conseillers en avantages sociaux et les promoteurs de régimes ont indiqué que les frais de mise en commun pour cette protection augmentent beaucoup plus rapidement que leurs primes.

La croissance rapide des frais de mise en commun peut s’expliquer par le nombre croissant de réclamations à coût élevé.

  • Selon l’analyse MNC IQVIA, 2012-2016, le CAGR des médicaments dont le coût annuel se situe entre 10 000 et 25 000 $ par patient a augmenté de 13,6 %, et le CAGR de ceux dont le coût annuel est supérieur à 25 000 $ par patient a augmenté de 15,3 %.
  • Croix Bleue Medavie – 74 % des nouveaux médicaments évalués « dépassaient largement les 10 000 $ par année. »
  • Entre 2011 et 2016, réclamations annuelles > 10 000 $.
    • TELUS Santé – ont augmenté de 69 %.
    • Express Scripts Canada – ont augmenté de 60 %.

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1 Benefits Canada

2 Telus Health

3 Express Scripts

PRIX DES MÉDICAMENTS POUR LES RÉGIMES PRIVÉS D’ASSURANCE-MÉDICAMENTS

Bien que le prix des médicaments puisse être réglementé, le coût des médicaments prescrits pour les régimes privés comprend le prix du médicament ainsi que les marges bénéficiaires des grossistes et des détaillants, ainsi que les frais d’exécution d’ordonnance, qui ne sont pas réglementés pour les régimes privés. Ces coûts seront négociés et gérés au moyen d’ententes avec les pharmacies avec des assureurs ou des gestionnaires d’indemnités pharmaceutiques qui traitent les réclamations de médicaments directement. Le montant que les pharmacies facturent à ces régimes privés pour couvrir ces coûts varie considérablement en raison des nombreux types d’ententes qui existent sur le marché.

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